LES CHRONIQUES DE JEAN

J'ai la chance d'avoir devant chez moi une série de garages dont certains sont loués depuis des décennies par des amateurs  de voitures et de motos.

L'un d'eux, mécano chez Renault, avait acheté une R12 TS en 1973. Il s'en servait presque tous les jours et la bichonnait avec attention. Il s'en est séparé il y a peu pour 2500 €. A 91 ans, il a estimé qu'il était temps de s'arrêter de conduire.

Un autre, Jacky, 88 ans, a commencé à faire de la compétition en moto à 16 ans, en 1946. Il a arrêté de conduire une moto il y a quelques années, estimant qu'en cas d'accident, ses enfants auraient à s'occuper de deux personnes en fauteuil roulant, son épouse qui y était déjà et lui-même, et que ce n'était pas un cadeau à leur faire. Sur la quinzaine de motos qu'il possédait, il lui reste une Terrot de compétition de 1930 et une Montesa de 1960. Il a une Terrot "Rallye", la dernière fabriquée par la marque dijonnaise, mais il estime qu'elle n'est pas de collection parce qu'il l'a modifiée pour rouler avec au quotidien. Il avait l'habitude de rouler avec des roues de 19'. Celle-ci était montée avec des roues de 17'. Il les a remplacées par des roues de 18' et a changé la fourche, qu'il trouvait pas assez rigide. Elle est maintenant équipée d'une fourche Steyr. Il a gardé son banc de réglage pour magnétos…

Des 4A, il connait bien notre ami Georges, qu'il côtoie depuis 50 ans au motoclub d'Avignon et de Vaucluse et Gérard dont il apprécie la 1600 ti.

À propos, Georges, 91 ans, s'est fait un élongation : il a trop forcé lors de son entrainement au ping-pong. Il prépare activement sa licence d'histoire, pour entrainer sa mémoire, et  tourne toujours sur le circuit de Ledenon avec sa Lotus Élise ou sa Porsche 356 qu'il a achetée neuve. Il roule encore en moto, mais ne monte plus le Ventoux avec la poignée dans le coin. De sa carrière en compétition, il lui reste le sens des trajectoires, comme il dit...

Date de dernière mise à jour : 02/06/2018